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Lire un livre
 

Le temps qui passe, la vie, la culture offrent un nouvel éclairage aux livres que nous avons aimés.


LA LECTURE :
 
Lire, c’est donner un sens à des signes ( écriture ou image car on peut lire une image ). Pour le lecteur, c’est construire des significations.

Plusieurs types de lecture :
Lecture adhĂ©sion :  ( roman dĂ©tente )
Lecture avec distance : Le lecteur se questionne ( a un recul critique )
Lecture analyse : Faite par un spécialiste
Lecture  :
revue technique pour spécialiste…

Il y a 4 modes de lecture :
Lecture appréhension globale ou lecture repérage : Identifier la nature d’un texte.
Lecture  exploration : Permet de s’orienter dans le texte sans l’analyser.
Lecture sélection : Trouver une adresse dans l’annuaire,…
Lecture intégrale : Peut mettre en jeu les 3 modes précédents.
Apprendre à lire, c’est passer du déchiffrement (associer des sons à des lettres) à la lecture silencieuse qui utilise les 4 modes de lecture


Les bons livres d'époque passée sont toujours nouveaux si on sait les lire.
Certains romans laissent une impression si vive que la personne peut en être agitée, surtout si elle est jeune, et ses propres aventures éventuelles peuvent lui paraître, moins émouvantes, moins prenantes...
 
Lire un livre, ce n'est pas seulement parcourir un roman ou une œuvre qui laisse une place à l'imagination. Le livre permet aussi de compenser en marge de la vie une existence banale et ennuyeuse et peut communiquer à la réalité quelque chose de sa ferveur. Son but ne se limite donc pas à encombrer l'esprit de fiction mais à permettre de découvrir les anomalies de l’ existence réelle et par la suite peut-être de se contrôler.

Ce que nous cherchons dans la lecture c'est donc avant tout la distraction, mais encore le moyen de nous instruire. C'est pour cela que nous trouvons dans les bibliothèques d'un cĂ´tĂ© les romans, les ouvrages classiques, de la l'autre, les documentaires, les sciences, la politique... Les ouvrages classiques sont nombreux Ă  cause des Ă©lèves, des Ă©tudiants, des enseignants. Mais le roman tient une place importante dans la vie de beaucoup d'entre nous. Moins peut-ĂŞtre depuis un certain temps !
Il y a dans nos bibliothèques personnelles, des romans que nous avons choisis. Dans la mienne, on peut trouver des romans policiers qui ont rempli quelques heures ennuyeuses et que j'ai choisis au grĂ© des circonstances soit que j'ai Ă©tĂ© influencĂ©e par une amie, par le titre, par l'auteur que je sais ou ai su Ă  un certain moment apprĂ©cier (
Agatha Christie, Marie Higgins Clark et bien d'autres ), soit parce qu'ils m'Ă©taient recommandĂ©s par les enfants ou offerts. Un bon roman policier, pas grossier, sans Ă©talage de sang et d'horreur est paradoxalement un dĂ©licieux moment d'angoisse avec en prime un peu d'amour romantique, un peu d'aventure et un approfondissement psychologique. 
Pour cet amour de l'aventure que j'ai eu par pĂ©riodes, on trouve aussi dans ma bibliothèque beaucoup de romans d’espionnage ou de cap et d'Ă©pĂ©e. Je me suis laissĂ© quelquefois tromper par un titre ou par un compte rendu prometteur mais je l'ai alors longtemps abandonnĂ© sans le relire. Contrairement aux prĂ©jugĂ©s, je pense qu'en lecture, il ne suffit pas de suivre les conseils des spĂ©cialistes et que suivant l’évolution de nos goĂ»ts, de notre moral, de bons livres d'aventure sont tout aussi enrichissants. Lorsque j'Ă©tais plus jeune, je cherchais Ă©galement Ă  approfondir la connaissance humaine et j'apprĂ©ciais alors Balzac, sa comĂ©die humaine, sa vaste fresque de la sociĂ©tĂ© de son temps, je me sentais comme grandie lorsque j'abordais les grands romanciers contemporains avec Camus. Aujourd'hui, je ne cherche ni Ă  me cultiver par le roman, ni Ă  me grandir, mais Ă  me distraire. J'aime aussi les romans historiques, les grandes aventures amoureuses mĂŞme et si je me cultive encore et toujours, c'est par les voyages et les recherches documentaires. Je m'aperçois que pour moi le roman est comme un ami. Je l'aborde doucement avec crainte, voire rĂ©ticence mais lorsque je me sens Ă  l'aise avec les personnages qui le composent, j'aime le relire rechercher des suites ou d'autres livres du mĂŞme auteur.

Quand je choisis un livre parmi ces amis, je le choisis en fonction de ce que j'ai besoin d'y trouver. Si je cherche du suspens, il faut que ce soit nouveau, je prends un ouvrage Ă  la bibliothèque municipale. Si je connais le dĂ©roulement du rĂ©cit, je m'aperçois que je relis quelques annĂ©es après simplement parce que j'en aime les hĂ©ros, leur personnalitĂ©, le style de l'auteur, les phrases percutantes. L'histoire peut m'apparaĂ®tre sous un jour diffĂ©rent,  je peux l’avoir en partie, oubliĂ©e...
La personnalitĂ© du lecteur, son Ă©volution, jouent donc un rĂ´le essentiel dans le choix du livre et sont sans cesse prĂ©sents au cours de la lecture suivant la participation qu'elles apportent Ă  l'action. Je ne me rends compte que je lis un livre qu'au cours des premières pages oĂą les signes tracĂ©s n'ont pas encore pour moi beaucoup de signification. Mon attention est volontaire et non pas spontanĂ©e, parfois mĂŞme je suis obligĂ©e de relire certains passages car je me perds dans la connaissance des personnages, mais, très vite mon attention devient continue. Je ne fais plus qu'un avec le livre et tout dans la pièce oĂą je me trouve semble disparaĂ®tre, ou tout au moins devenir insignifiant,  mĂŞme la prĂ©sence matĂ©rielle du livre. Dès le dĂ©but je prends parti pour quelque chose ou pour quelqu'un, les personnages deviennent des amis ou des ennemis. La lecture fait rĂ©flĂ©chir? A un certain âge certainement... A travers le livre, on cherche sa pensĂ©e, ses aspirations, les personnalitĂ©s qui s'affrontent en nous. La lecture se prĂ©sente comme une expĂ©rience qui nous aide Ă  cerner nos sentiments, nos rĂ©actions, les multiples possibilitĂ©s qu'aurait pu nous offrir la vie. L'introspection est très difficile, l'autre a une trop grande prĂ©sence physique, seul le livre nous prĂ©sente des personnalitĂ©s plus ou moins abstraites, une marge d'imaginaire, d'indĂ©termination dans lesquelles nous pouvons nous reconnaĂ®tre comme un personnage possible du livre face Ă  une vie très diffĂ©rente de la vie rĂ©elle.
Elle se laissait parfois guider par la couverture du livre, par le titre, plus souvent par l'auteur d'un livre adoré qui publiait de nouveaux romans.
Les impressions que suscitent la lecture sont personnelles. Les personnages parlent et évoluent pour moi et je contribue à leur évolution, car l'expression des voix et des visages, la lecture entre les lignes, c'est moi qui les fais évoluer. Souvent les quelques traits que suggère l'auteur sont pauvres, mais ils laissent d'autant plus de liberté à l'imagination. Je me représente les héros selon mes goûts et l'imprécision des personnages en crée la richesse. Elle contient une foule de possibilités et, c'est pour cette raison qu'à chaque lecture du même livre, les héros peuvent m'apparaître sous un jour différent, c'est alors moi qui ai changé, non les termes de l'écrivain, pas davantage les héros eux-mêmes. C'est aussi pour cela que la représentation cinématographique d'un roman que l'on aime peut nous décevoir. Aucun acteur n'égalera le Cyrano de mes 15 ans. Les répliques sont plus brillantes telles que je les dis intérieurement.
Je peux aussi à travers la lecture trouver des exemples à imiter plus facilement que dans la vie qui nous montre des personnages trop individualisés pour nous permettre d'imaginer réaliser leur vie. De plus, vus de plus près, ces modèles présentent toujours des imperfections qui nous déçoivent. La littérature seule peut parfois nous fournir l'exemple que nous admirons et à qui nous souhaiterions ressembler.
Mais par le livre, on peut chez soi revivre des aventures au pĂ´le Nord aussi bien qu'en Afrique.
Certains livres peuvent fasciner au point de vous donner envie de les relire. Plus que le cinéma, les romans aimés vous permettent de vous projeter avec intensité dans ce que vous lisez. Même les moments insoutenables peuvent parfois être tenus en respect par le contenu d'un livre. Le simple objet inerte prend vie, devient le lecteur qui y projette son existence, ses passions, ses goûts, ses qualités et ses défauts. S'il n'y a pas deux livres semblables, il n'y a pas non plus deux lecteurs semblables. Chaque livre est singulier comme chaque être humain, une histoire est un monde à part.
Un des livres qui m'a le plus fascinĂ©e est le comte de Monte Cristo. Edmond Dantès, jetĂ©  du haut des rochers, dans un sac, les pieds lestĂ©s d'un boulet de canon par ceux qui croyaient avoir affaire au cadavre du vieil abbĂ© et qui se sauve, devient riche, puissant et se venge avec raffinement de ceux qui avaient contribuĂ© Ă  le faire enfermer. Ce livre captivait son attention au point qu'il lui tardait Ă  la première lecture de retrouver un moment de tranquillitĂ© pour le reprendre lĂ  oĂą elle l'avait laissĂ©. Une Ă©trange magie me tient ligotĂ©e Ă  certains livres : livres d'amour, d'aventure, romans policiers. Peut-ĂŞtre la magie des larmes arrachĂ©es, de la peur suscitĂ©e, de la reconnaissance d'un caractère. Une vĂ©ritable amitiĂ© nait pour le hĂ©ros..

Avec les livres on apprend, on parfait son Ă©ducation, on imagine, on vit d'autres vies.
Je pense que l’amitié est proche des sentiments que suscitent les livres. L’ami est comme une création de notre cœur.

Mon moi profond rêve sans doute d’action et d’aide à l’égard d’autrui. Il est attiré par des audaces que je ne me permettrais pas dans la vie par manque d'audace justement ou parce qu'on ne peut vivre qu'une vie. Je découvre par la lecture des gens qui ne gravitent pas dans le même milieu. que moi. Je constate que j’ai aussi besoin d’extraordinaire lorsque je m’intéresse à des surhommes. Mes lectures m’aident à tolérer le banal quotidien. L’introspection étant très difficile, c’est par les héros qui nous attirent que nous découvrons une partie de notre inconscient. Moins l’auteur précise l’âge, le physique, plus il laisse une part d’indétermination, plus le lecteur peut se fondre en lui.

Problématique générale soulevée


Être capable de comprendre l'écrit et de l’utiliser en fonction de ses besoins. Pour aider efficacement un enfant en cours d’apprentissage, il est primordial d’avoir une idée claire du processus même de la lecture.


" La lecture, comment ça marche ? "

1) Lire est un acte de création


La lecture est une sorte de " gymnastique " de l’œil et de l’esprit. En fait, le regard explore en procédant par saccades. Il parcourt la ligne en effectuant des arrêts de quelques millisecondes. L’action de lire fait appel à la vision.
Elle peut également être accomplie par le toucher, comme dans le système Braille.
Avant d’atteindre une parfaite maîtrise de la lecture, l’enfant passe par une série de stades, allant de celui où il est préparé à la lecture, à celui où il est apte à une lecture d’adulte.
En ce qui concerne la lecture adulte, une personne lit, comprend un énoncé à partir de la forme globale ou de la physionomie d’un mot perçu. Tout le reste est reconstitué mentalement grâce à des automatismes acquis. En fait, lire revient à reconstruire une signification à partir d’une saisie visuelle discontinue.
Cette reconstitution repose sur un ensemble de connaissances. L’apprentissage de la lecture suppose que l’enfant possède déjà une bonne maîtrise du langage, c’est-à-dire du vocabulaire oral et de la syntaxe, et qu’il soit capable, au niveau de la perception, de distinguer correctement les sons ( phonèmes ) et les formes des lettres servant à les transcrire ( graphèmes ). Elle dépend de chaque individu.


2) La vitesse de la lecture

Avec la pratique, une plus grande aisance de lecture donne lieu à une compréhension élargie du texte.


3) Les fixations du regard

Les fixations du regard sont extrĂŞmement courtes. Les personnes qui lisent vite anticipent beaucoup de signes.
Ils peuvent ainsi établir rapidement des hypothèses de sens, et prévenir la suite du texte. Pour les lecteurs dits médiocres, ils ne parviennent dans l’ensemble à saisir que quatre à huit signes; et ils sont contraints pour lire à un parcours qui prend bientôt des allures d’un véritable combat !


4) L’unité de lecture

L’unité de lecture n’est pas la lettre alphabétique. C’est la forme générale d’un mot ou d’un groupe de mots.
L’unité de lecture du lecteur moyen est le mot.
Pour le lecteur médiocre, il s’agira de la syllabe.
La lecture/déchiffrage procède par découpages successifs des syllabes et des lettres.
Ici, ce n’est pas le sens qui est alors appréhendé, mais son correspondant phonétique, c’est-à-dire sonore. La lecture/déchiffrage est souvent une étape de l’apprentissage, mais certains conservent longtemps, voire toute leur vie des habitudes de syllabation.
L’unité de lecture du lecteur rapide reste le groupe de mots.
Il perçoit l’écrit par "bloc" et non par l’association des parties élémentaires le composant.
En France, l’apprentissage de la lecture a lieu lors de la première année de la scolarité primaire. Deux méthodes de lecture, objets de multiples discussions, sont néanmoins couramment pratiquées. La méthode traditionnelle, qui procède de manière progressive en commençant par la lecture des lettres associées en phonèmes ( b + a, ba ), puis en passant à celle des syllabes et des mots. L’autre méthode de lecture, dite ‘’ méthode globale ’’, procède d’une manière inverse : l’enfant apprend d’abord à reconnaître visuellement les mots, ou les groupes de mots, puis à les décomposer en lettres et en syllabes. En privilégiant l’acquisition du sens des mots, cette dernière méthode serait selon les avis, moins favorable à l’apprentissage d’une bonne orthographe. Généralement, les programmes actuels combinent ces deux méthodes en utilisant la méthode dite « mixte » ou « semi-globale» , se révélant à l’expérience plus avérée.

5) Le rôle de la mémoire

Un rapport direct existe entre l’efficacité de la lecture et la capacité de mémoire immédiate de chaque sujet. Pour lire, il faut savoir anticiper. Cette prévision oblige le lecteur d’une part à se souvenir des premiers mots de la phrase, et d’autre part à puiser dans son stock linguistique "en mémoire" le mot ou la tournure qu’il va reconnaître comme étant la plus probable dans le contexte. La lecture ne saurait être limitée à sa seule dimension technique ou matérielle :
Lire est tout d’abord et avant tout un acte mental.
Lire c’est surtout comprendre, c’est s’ouvrir à la culture.
On ne peut dire qu’une personne lit quand elle ne comprend pas ce qu’elle lit. La conscience que tout texte écrit renferme un message, et l’intention de s’approprier le message transmis motivent la conduite du sujet lisant.
Le moteur s’appelle le désir de lire, d’apprendre et de s’enrichir.
C’est l’envie de communiquer, de rechercher une information ou de se procurer un plaisir déterminant l’entrée et le passage vers l’écrit.
Cette recherche de communication, cette ouverture au monde encourage chez l’individu une appropriation de l’outil lecture. Un outil qu’il veut peu à peu faire sien.
"Désir de lecture" puisque lecture et désir deviennent un duo indissociable, et façonnent peu à peu une réalité ordinaire que l’enfant est à même de rencontrer pour peu qu’on sache très tôt le sensibiliser à la magie généreuse des livres, des mots et des lettres.
À l’étape suivante de l’apprentissage de la lecture, l’objectif est d’enseigner à l’enfant de nouvelles connaissances et de lui apprendre à développer ses aptitudes. _ Le matériel de lecture, en s’enrichissant, devient aussi plus difficile. La lecture silencieuse est encouragée dans le sens où elle favorise l’assimilation et la compréhension des techniques de l’étude. Ce passage de l’apprentissage de la lecture à « la lecture » considérée comme moyen d’apprendre reste d’une grande importance, car l’enfant doit maintenant commencer à se servir de son aptitude à lire pour apprendre des faits, des concepts dans de nombreuses disciplines. Au cours des études secondaires et supérieures, le matériel de lecture deviendra plus abstrait, présentant à la fois un vocabulaire plus étendu et technique. L’étudiant se devra non seulement d’acquérir de nouvelles connaissances, mais aussi d’analyser le texte de façon critique et ainsi parvenir à un taux de lecture cette fois dit « optimal ».


Nous retenons selon Robert Muchielli

« Les méthodes actives dans la pédagogie des adultes. » Sixième édition Paris, ESF 1988
- 10 % de ce que nous lisons.
- 20 % de ce que nous entendons.
- 30 % de ce que nous voyons.
- 50 % de ce que nous voyons et entendons
- 80 % de ce que nous disons.
- 90 % de ce que nous disons et faisons.


MĂ©moriser reste difficile.

Nous mémorisons environ 75 % de ce qui est dit dans la première heure et 25 % à la cinquième heure. Le lendemain il ne restera plus que 50 % de ce qu’on avait retenu de cette première journée et trois jours après seul 15 % subsisteront. Les faiblesses de la mémoire et de l’attention laisseront une rumeur, un message de plus en plus concis que viendront déformer rajouts, interprétations, accentuations, assimilations assistés par notre culture. Pour renforcer la mémoire des apprenants, il faut avant tout favoriser leur ouverture intellectuelle en employant des moyens s’adressant aux sens.
Les nœuds mémoriels permettent d’entendre, de voir, toucher et sentir.
Chacun de nous possède des sens plus en éveil que d’autres.
On parle de mémoire visuelle, auditive. Lorsqu’un professeur enseigne à ses élèves, il est alors préférable d’utiliser les messages que ces derniers percevront plus rapidement.
- Entendre (ouïe et bruits) : cette personne retient ce qu’on lui dit. Elle est attentive aux discours.
Le professeur donne des explications claires et complètes.
- Voir (vue, images, croquis, formes) : cette personne retient ce qu’elle voit, ce qu’elle écrit.
Le professeur s’appuie sur des images, des visuels, des graphiques et des documents.
- Toucher (sensations tactiles) : cette personne retient en manipulant, en expérimentant.
Le professeur passe très rapidement à l’action. Il lui donne à découvrir.
- Sentir (odorat, goûter) : cette personne retient les odeurs et les goûts, mais hormis quelques professions (parfums, restauration…), ce sens se retrouve peu en éveil dans les pratiques de la formation. En formation de groupe, il s’agit de multiplier et de faciliter les voies d’accès à l’apprentissage en s’adressant à tous les sens lors d’une explication.
Il est important aussi d’utiliser des points clés, des plans et des structures.
Il faut rappeler régulièrement les points clés dans la logique de la progression vers l’objectif de façon à mobiliser l’attention vers un résultat.
Il s’agit d’ancrer les idées fortes par des signaux symboliques de forts symboles visuels.
Placer des agrafes mémorielles, des signaux pour organiser le système de rappel permet d’ancrer les idées par des images visuelles frappantes et marquées.
Finalement, il faudra se placer en situation d’expérimentation.
Pour acquérir de nouveaux comportements et de nouvelles attitudes, les apports théoriques d’un apprentissage seront d’autant mieux assimilés qu’ils auront été vécus et mis en pratique, en application au cours de jeux pédagogiques et d’exercices demandant aux apprenants de s’impliquer et d’utiliser leur personnalité ; leurs capacités d’analyse et de synthèse. Et ainsi inciter à un meilleur développement de leurs facultés d’adaptation.
Répéter et encore répéter : une évidente nécessité. Tout comme veiller à ne pas porter de jugements dévalorisants sur les personnes. Mieux vaut encore éviter les exposés trop embrouillés et les exercices trop pénibles. Faire participer le groupe en entier, travailler, échanger,répondre à une question d’un participant sans s’acharner à faire parler ceux qui savent ou pensent déjà savoir. Les quatre façons d’apprendre.
On distingue quatre façons d’apprendre ou du moins quatre logiques d’apprentissage.
En fonction de chaque logique, le professeur doit s’adapter de façon à faire passer au mieux son message.


- Théoricien

Il cherche la raison. Il veut comprendre le résultat. Il est pratique et réaliste.
Il possède un fort besoin d’application dans une situation.
Il privilégie le savoir applicable et qui a fait ses preuves.


Sa question : pourquoi ?

Que faire ? Le rôle du professeur consiste par la discussion à lui permettre de dégager la raison. Il doit être méthodique et très progressif.


- DĂ©cortiqueur

Il cherche à comprendre la démarche, il désire savoir comment cela fonctionne.
Face à une situation, il examine tout ce qui amène à ce résultat. Il privilégie le savoir théorique.
Sa question : comment ça fonctionne ?
Que faire ?Dans un projet, il faut intégrer l’apprenant à la démarche. L’amener à organiser, à planifier son apprentissage. Le professeur doit l’aider dans son analyse, lui donner des faits, des informations précises et logiques. Des informations claires, rigoureuses et techniques. Le support écrit conserve les informations structurées que le professeur lui fournit.


- Constructeur

Il part des faits pour élaborer le concept. Son plaisir consiste à dégager la règle.
En fait, apprendre devient un jeu intellectuel , trouver la logique qui amènera au résultat, au plus vite devient un plaisir. Il est souple et imaginatif.
Sa question : Quoi, qu’est-ce que c’est ?
Que faire ? Le professeur peut lui fournir des informations, présenter les synthèses, ne pas prendre en compte trop de détails et surtout ne pas le guider dans sa démarche. Pour lui donner une vision plus globale, le professeur peut utiliser des tableaux récapitulatifs.


- Aventurier

Il trouve son plaisir à découvrir, à faire exister les choses. Il retient ce qui lui plaît et oublie le détail.
Sa question : Ă  quoi cela peut-il servir ?
Que faire ?Le laisser découvrir, mettre en oeuvre.
Favoriser la relation et des échanges en groupe puisqu’il aime travailler en groupe.
Il apprécie l’ouverture et l’authenticité du groupe et du professeur.

Néanmoins pour développer toutes les potentialités intellectuelles d’un groupe d’apprenants, il est essentiel d’enseigner avec les quatre autres méthodes. Exemple de démarche s’adressant aux quatre façons d’apprendre :

- Aventurier
Établir une bonne relation

- Constructeur
Donner des exemples

- DĂ©cortiqueur
Donner des informations techniques

- Théoricien
Procéder à une check-list.


Date de création : 05/02/2008 . 15:58
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